Francophonie aussi au Québec duquel on s’est rapproché cet été 2020.
Marie, la fille d’une amie du Nord, Johanne, originaire du Québec, est éducatrice spécialisée.
Embauchée par le Département de la Protection de la Jeunesse, elle intervient dans la réserve des Atikamekw, un de ces peuples autochtones francophones, comme son voisin les Innus.
La médiathèque de Lomme avait reçu une écrivaine Innue qui nous avait beaucoup émus lors de sa conférence et avait l’intention d’ouvrir une bibliothèque dans sa ville au retour.
Les Atikamekws parlent l’atikamekw, une langue de la famille linguistique algonquienne proche du cree, ainsi que le français.
L’atikamekw est toujours utilisé quotidiennement par eux de nos jours, faisant de
celui-ci l’une des langues autochtones du Québec les moins menacées d’extinction.

Traditionnellement, les Atikamekw pratiquent la pêche, la chasse et la cueillette.
Le partage est aussi très présent chez eux, que ce soit la viande, les objets utilitaires, etc. Ils sont toujours prêts à aider les leurs. Et historiquement, ils sont alliés avec les Innus.

Marie intervient dans le cadre de la protection juridique des enfants. Les problèmes sont autant intra qu’externes pour les enfants de la réserve.
En 2018, la Nation Atikamekw est la première au Québec à signer une entente officielle avec le gouvernement pour établir son propre régime de protection de la jeunesse.
Ce système s’appuie sur la culture et les valeurs atikamekw pour développer la responsabilisation individuelle, familiale et communautaire.

Que de surprises, quand on découvre les autres… ! L’humanisme est planétaire.