ASF MOSELLE par Françoise Huser.

Noël 2000 : ‘‘le Républicain Lorrain’’ publie un article : Villeneuve-sur-Lot tisse des liens jusqu’au Centre Maternel Le Nid à Metz. Des paquets cadeaux sont arrivés pour les bébés du centre.

Marjo Dedun a lu l’article, et peu de temps après, Paulette Misset, qui avait ouvert une délégation Amis Sans Frontières à Bénestroff depuis plusieurs années, fait insérer un article dans ce même journal, pour demander de la laine et des tricoteuses.

Tous les tricots réalisés allaient à Nancy chez Andrée Gallet, Présidente du comité ASF Meurthe-et-Moselle.

Paulette et Marjo se sont rencontrées. Paulette a proposé à Marjo de l’emmener à Nancy où Andrée Gallet recevait ce même jour la visite de Claude et Annie Moine, Responsables de l’association nationale Amis Sans Frontières.

Marjo leur a dit qu’elle souhaitait monter un groupe ASF à Metz (Son coeur de Messine le lui a dit ! Il a existé une vieille rivalité entre Metz et Nancy au siècle dernier.) Mais à son âge, 80 ans, le pouvait-elle ? Claude lui a répondu qu’il n’y avait pas d’âge pour ça, mais qu’elle devait trouver une salle avec un lieu de stockage. En s’adressant à des élus de la ville de Metz, Marjo a obtenu une salle dans le sous-sol de la Mairie Annexe du Sablon.

Et la grande aventure a commencé.

Quand on fait marche arrière et que l’on remonte dans l’histoire, il y a eu des rencontres fortuites :
Si… Marjo n’avait pas lu attentivement le journal local.
Si… Paulette ne l’avait pas emmenée à Nancy.
Si… Claude et Annie Moine ne l’avaient pas convaincue de se lancer.
Et si… ça n’avait pas ‘‘mordu’’.

Par la suite, la délégation s’est transformée en association affiliée grâce à l’intervention
d’Andrée Gallet, Maryse Degallaix et Nathalie Griesbeck, Députée européen.
Le dossier de demande a été envoyé au Tribunal de Metz, qui vérifie la conformité
des statuts avec la loi 1908, puis a été transmis à la Préfecture de la Moselle qui
vérifie la cohérence entre les articles des statuts et l’objet de l’association.

On ne peut qu’approuver de telles initiatives. La preuve : tout s’est développé très vite. De quelques tricoteuses sur Metz en 2001 (sans compter Bénestroff où le groupe
était déjà important) on a maintenant 14 groupes de tricoteuses répartis dans tout le département et un groupe de bibliothécaires.

Rencontre avec Jean-Jacques Bin pour Madagascar.

Les derniers groupes se trouvent dans des résidences du 3e âge et les résidentes sont très heureuses de participer à la solidarité.
Je les rencontre de temps en temps pour leur expliquer où vont les tricots, comment ils sont offerts, pour leur donner des informations sur Amis Sans Frontières nationale, et répondre aussi à leurs questions.
Les cadeaux offerts sont nombreux et les amies mosellanes n’ont qu’une idée en tête ‘‘oeuvrer pour la solidarité‘‘.
Que du bonheur dans les groupes de Moselle !